Les épisodes...         

 

 

 

Mercredi 28 sept. 1966

 

 


Michael Rossi est le premier témoin de la défense à être interroger...


 

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

16,6 millions de téléspectateurs

soit 26,7 %

 

 

 

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NARRATION : WARNER ANDERSON
Elliot Carson, éditeur du Clarion, suit pour les besoins de son journal l’histoire qui a pour sujet « les citoyens contre Lee Webber ». Il s’agit d’un jeune homme accusé d’avoir tué Ann Howard. Une histoire objective et impersonnelle écrit par un homme personnellement impliqué. Sujet de l’histoire, le premier témoin majeur pour l’accusation, le fiancé de la défunte Ann Howard, le Dr Michael Rossi.

INTRO
La plaque en dessus du pilori :
PEYTON PLACE
MONUMENT HISTORIQUE
PILORI
PLACE DE PUNITION PUBLIQUE
1650 – 1700

Un homme court vers le tribunal. Le Palais de Justice.


SCENE 1
Dans la salle d’audience, le District Attorney John Fowler interroge le Dr Michael Rossi. Il demande notamment au médecin s’il a payé la facture de la réparation de la voiture d’Ann au Shoreline Garage. Mike atteste qu’il y avait d’importantes réparations sur la voiture. Il témoigne aussi avoir avertit Webber d’arrêter d’ennuyer Ann. Lee ne semblait pas disposer à le faire. Constance Carson avait appelé Michael pour le prévenir que Webber était ivre. Il venait juste d’être renvoyé par Rodney Harrington. Mike avait parlé à Ann deux fois le jour de sa mort.

Dialogues de la scène 1
Le Dr Michael Rossi témoigne devant le juge Irwin A. Chester. Rodney est présent à l’audience. De même que Betty, Elliot, Sandy, Chris et d’autres.

JOHN : Ce que vous venez de nous dire, Dr Rossi, c’est que votre amie très proche, voire votre fiancée était victime d’une série d’harcèlements. Harcèlements perpétrés par l’accusé, Lee Webber. Qui affichait une constance attitude d’amertume et d’hostilité de sa part.

MICHAEL : Oui.

JOHN : Votre Honneur, j’aimerais examiner ces incidents et les faire corroborer avec le témoin.

JUGE : Faites donc, Mr Fowler.

JOHN : Merci, Votre Honneur.

LEE (murmurant à Steven) : Ce gars semble plutôt à l’aise à propos de ça.

STEVEN : Il est toujours à l’aise.

JOHN : Dr Rossi, vous maintenez qu’à la mi-avril vous avez conduit votre voiture au garage de Rodney Harrington…

MICHAEL : Oui.

JOHN : Avez-vous parlé à quelqu’un ici présent ?

MICHAEL : Oui. Lee Webber.

JOHN : Quel était le sujet de la conversation ?

MICHAEL : J’avais emmené ma voiture là-bas pour une révision et il m’a dit que ça prendrait une bonne partie de la journée, alors il m’a offert de me prêter sa voiture.

JOHN : Avez-vous accepté son offre ?

MICHAEL : Oui. Plus tard ce jour-là, il est venu m’apporter la voiture à l’hôpital.

JOHN : Est-ce que Ann Howard était employée à l’hôpital à cette époque ?

MICHAEL : Oui, elle l’était.

JOHN : Est-ce que l’accusé a quitté l’hôpital directement après vous avoir délivrer votre voiture ?

MICHAEL : Il a été en salle de rééducation et a parlé à Ann Howard. Mr Fowler, Votre Honneur, je ne voudrais pas que mes réponses puissent impliquer plus que ce qu’elles signifient. Je… j’ai une très lourde responsabilité ici. Et j’ai le sentiment que mes réponses ne sont pas comprises dans leur sens qu’il faudrait.

JUGE : Nous apprécions votre sens de la responsabilité, Dr Rossi. Toutefois, cette Cour est suffisamment expérimentée pour déduire les conclusions à leur juste valeur. Continuez, Mr Fowler.

JOHN : Dr Rossi. Après la mort d’Ann Howard, en tant que fiancé, avez-vous remboursé la somme d’argent qu’elle devait au garage de Rodney Harrington ?

MICHAEL : Oui.

JOHN : Comment a-t-elle contracté cette dette ?

MICHAEL : Et bien, en achetant une voiture au garage.

JOHN : Qui lui a vendu la voiture ?

MICHAEL : Lee Webber.

JOHN : Votre Honneur, j’aimerais à ce stade apporter les réparations de la voiture comme pièce à conviction. Il est mentionné sur le procès verbal le détail des réparations de la voiture en question.

JUGE : Accepté comme pièce à conviction numéro 5

JOHN : Est-ce que Lee Webber ne vous a pas mentionné que la voiture devait être réparée avant utilisation ?

MICHAEL : Non, non, il ne l’a jamais dit.

JOHN : A votre connaissance, a-t-il jamais dit à Ann Howard que la voiture était dangereuse si elle n’était pas réparée avant de la lui vendre ?

STEVEN (bondissant sur ses pieds) : Objection, Votre Honneur. Il n’y a aucun moyen d’établir cette preuve.

JOHN : Retenue. Allez-y doucement, Mr Fowler.

JOHN : Je suis désolé, Votre Honneur. (à Michael) avez-vous eu d’autres discussions avec l’accusé ?

MICHAEL : Oui, effectivement. Au garage. Je lui ai donné un avertissement.

JOHN : Un avertissement ?

MICHAEL : Oui. Ann Howard est venue me voir à l’hôpital. Elle était bouleversée. Il semblerait que Lee Webber l’avait ennuyé à l’hôpital.

STEVEN (bondissant à nouveau) : Objection. Le témoin ne fait que relater un oui dire.

JUGE : Retenue. Le oui dire n’est pas admis comme preuve dans un tribunal, Dr Rossi.

JOHN : Dr Rossi, quel genre d’avertissement avez-vous donné à l’accusé ?

MICHAEL : Je lui ai dit d’arrêter d’ennuyer Mlle Howard. Et que s’il ne le fait pas, il aura à faire à moi.

JOHN : Qu’est-ce que l’accusé à répondu à votre avertissement ?

MICHAEL : Il n’a pas aimé. Il a commencé à discuter.

JOHN : Etait-il hostile ?

MICHAEL : Oui.

JOHN : Etait-il d’accord pour ne plus ennuyer Mlle Howard ?

MICHAEL : Non. Non, il n’a jamais été d’accord.

JOHN : Je vois. Docteur, avez-vous, peu de temps après, reçu un appel téléphonique de Mme Elliot Carson ?

MICHAEL : Oui, oui c’est exact.

JOHN : Quel était le but de l’appel ?

MICHAEL : Et bien, Mme Carson m’a appelé pour me prévenir que Lee Webber était ivre. Elle pensait qu’il y avait une possibilité qu’il puisse faire du mal à Ann Howard. Mais je pense qu’il était plutôt préoccupé, à cet instant, par son renvoi. Et il ne devait pas être en état de faire quoi que ce soit. En tout cas, il n’a pas approché Mlle Howard.

LEE (murmurant à Steven) : Hey, qu’est-ce que ça veut dire ?

STEVEN : Il marque un but contre son camp.

JOHN : Votre Honneur, la dernière partie de la réponse du témoin n’est pas en rapport avec ma question. Je demande à ce qu’elle soit retirée du dossier.

JUGE : Très bien, cette réponse est considérée comme irrecevable.

JOHN : Dr Rossi, avez-vous parlé avec Mlle Howard le jour de sa mort ?

MICHAEL : Oui. Deux fois.

JOHN : Que vous êtes-vous dit exactement la première fois ?

MICHAEL : Et bien, j’étais à mon bureau et je lui ai dit que lorsqu’elle aurait fini son travail, je voulais la voir au cottage près de la plage et je lui ai demandé d’attendre que j’arrive à la maison.

JOHN : Pourquoi aviez-vous le sentiment qu’il était nécessaire de poser un tel ultimatum à Mlle Howard ?

Michael ne dit rien.

JOHN : Dr Rossi, dois-je répéter la question ?

MICHAEL : Non, Mr Fowler, je vous ai entendu. J’étais inquiet. J’étais très inquiet pour elle.

JOHN : S’il vous plaît, soyez plus précis, docteur.

MICHAEL : Elle n’avait pas le sentiment d’être en danger. Et je ne pouvais pas la convaincre qu’elle l’était. J’ai essayé.

JOHN : Quel genre de danger ? Faites-vous référence aux menaces dont elle a été l’objet par l’accusé ?

STEVEN (il se lève) : Objection, Votre Honneur. Influence le témoin.

JUGE : Reformulez la question.

JOHN : Dr Rossi, je voudrais vous lire un paragraphe de la déposition que vous avez faite à cette audience. Je cite : Le jour où Ann est morte, elle est venue à l’hôpital le matin. Après que nous ayons parlé, je lui ai demandé d’aller directement chez moi après le travail et de m’attendre. Je ne savais pas ce que Lee Webber avait à l’esprit. Je pensais qu’elle serait en sécurité au cottage. Fin de citation. C’est bien ce que vous avez dit, docteur ?

MICHAEL : Oui, c’est exact.

JOHN : Alors, en effet, vous étiez plus qu’inquiet au sujet de la sécurité d’Ann Howard ce jour-là, n’est-ce pas ? Vous étiez tout particulièrement inquiet sur ce qui pourrait lui arriver si jamais elle rencontrait Lee Webber, l’homme qui éprouvait une haine féroce vis-à-vis d’elle depuis le premier jour où elle est revenue en ville. N’est-ce pas vrai, Dr Rossi ?

STEVEN (bondissant) : Objection, Votre Honneur !

JUGE (choqué par l’attitude brutale de Fowler) : Mr Fowler !

JOHN : Ce sera tout, docteur.


SCENE 2
Elliot attrape le Dr Rossi à la sortie du tribunal. Mike veut aller manger un morceau et demande à Elliot de se joindre à lui. Elliot lui dit qu’il a été déçu du témoignage que le médecin a fait à propos de Lee.


SCENE 3
Eli va rendre visite à Constance dans sa chambre d’hôpital. Il l’embrasse. Elle s’amuse à écouter et regarder une boite à musique avec une ballerine qui virevolte. Eli demande à Constance de parler de son grand-père à Matthew.


SCENE 4
Au Palais de Justice, Steven mange un sandwich tout en travaillant à une table. Betty tente de parler avec lui. John Fowler s’approche d’eux. Steven remarque que sa mère Hannah déteste prendre l’avion. Il dit à Fowler que son voyage pour Boston dure environ deux jours. Un homme arrive et appelle Fowler pour qu’il parle avec l’agent Knox. Betty dit à son mari qu’elle espère qu’Hannah ne reviendra jamais.

Dialogues de la scène 4
Au tribunal, Steven étudie son affaire tandis que Betty revient avec un sandwich. Elle fait semblant d’être à la barre.

BETTY : J’essaie de répondre à la question le plus honnêtement possible. J’ai conscience que je suis sous serment. J’ai demandé une salade de thon sur une tranche de pain au froment. Je n’ai pas réalisé qu’il s’agissait de pain blanc jusqu’à il y a quelques minutes… D’autres question, Mr Cord ?... Le témoin va maintenant révoquer la procédure légale et poser des questions au District Attorney. Encore du café ?

STEVEN : Non, juste un.

Steven, jusque là le nez dans les papiers, lève la tête.

STEVEN : Oh, je pensais que tu m’offrais un autre sandwich.

Steven prend sa tasse et Betty lui verse du café en provenance d’une thermos rouge.

BETTY : Steven, qu’est-ce qui ne va pas ?

STEVEN : Rien. Mike Rossi va devoir subir un contre-interrogatoire de ma part. Je pensais juste à la stratégie que je vais déployer.

BETTY : C’est un peu comme passer d’un mauvais chemin à un bon chemin.

Steven sirote son café.

BETTY : Toute la matinée j’ai gardé un œil sur toi, me demandant ce que tu pensais ou ressentais. Je ne saurais le dire.

STEVEN : On appelle cela le camouflage de l’avocat. Ou comment faire pour que l’accusation ne devine pas ce que l’on pense.

BETTY : Ca me donne le sentiment que je ne te connais pas tout à fait complètement.

STEVEN : Voyons, c’est stupide. Ne commence pas par parler comme une femme négligée.

BETTY : Je ne me sens pas négligée, juste un peu en retrait.

Steven se lève et s’approche de Betty.

STEVEN : Et bien, quelques soient les symptômes, je connais le remède. Quand la Cour se retirera cet après-midi, nous allons nous rendre en ville pour dîner aux chandelles. Qu’est-ce que tu en dis ? Et je te promets qu’aucun problème ne viendra perturber l’esprit de ton mari.

Ils se fixent l’un et l’autre du regard.

STEVEN : Je t’aime Betty.

BETTY : Je sais. C’est simplement qu’à chaque fois que je te regarde ici assis à côté de Lee Webber, ça ne me semble pas réel. Steven, ce n’est pas ta place.

STEVEN (contrarié) : N’essaierais-tu pas de me chiper mes clients ?

BETTY : Tu sais parfaitement ce que je veux dire.

STEVEN : Moi au moins, je ne fais pas de courbettes à Martin Peyton.

BETTY : Steven, ne commence pas…

STEVEN : Tu sais, ça ne m’étonnerait pas qu’il te rappelle et qu’il te suggère de te donner un autre essai. Dis à Steven d’abandonner cette affaire, Betty. C’est un ordre.

BETTY : Je n’ai pas besoin de Martin Peyton pour me dire que tu n’es pas dans le vrai. J’ai vu la façon dont tu regardais Lee Webber quelquefois et je vois que tu le détestes, tu le méprises.

STEVEN : Il n’est pas requis à son avocat d’aimer son client. Je n’avais pas à aimer Rodney pour accepter de le défendre.

John Fowler entre dans la salle d’audience.

JOHN : Excusez-moi. Est-ce que j’interromps quelque chose ?

STEVEN : Oh non, non, entrez. Quand l’audience doit-elle reprendre ?

JOHN : Dans cinq minutes environ. Mais finissez votre déjeuner.

BETTY : Non, nous avons fini, merci.

JOHN : Oh Steven, tant qu’on a une minute, j’aimerais vous parler de la liste de vos témoins. J’ai la liste des gens que vous avez cité à comparaître… La voici. Si vous pouviez juste me donner une idée approximative de l’ordre dans lequel vous avez l’intention de les appeler. Je présume que vous garder votre mère pour la fin, et que vous croisez les doigts pour qu’elle soit de retour en temps voulu.

STEVEN : Oh, je n’ai pas l’intention de l’appeler avant une paire de jours.

JOHN : Vous a-t-elle dit quand elle comptait renter ?

STEVEN : Oh, ses voyages à Boston ne durent qu’un jour ou deux.

JOHN : Ce n’est donc qu’un voyage de routine. Je pensais qu’il s’agissait de quelque chose de très urgent pour que votre mère prenne le premier avion à quelques jours seulement de son témoignage.

STEVEN : Pauvre mère, elle n’aime vraiment pas prendre l’avion. C’est un véritable exploit de la faire grimper dans cet engin. Mais c’était le moyen le plus sûr pour qu’elle revienne à temps.

JOHN : Bien, je voulais juste m’assurer que vous êtes au courant. Pas besoin que mon délégué ne vous prévienne dans ce cas.

L’huissier ouvre la porte.

HUISSIER : Mr Fowler.

JOHN : J’arrive tout de suite. (à Steven) : oh, laissez donc la liste sur ma table quand vous l’aurez examinée.

Fowler s’en va.

BETTY : Pourquoi ne m’as-tu pas dit que tu avais fait citer ta mère à comparaître ? Qu’est-ce que tu as l’intention de faire, Steven ? Lui faire couler des larmes à la barre comme tu l’avais fait avec Rita Jacks ?

STEVEN : Je ne vais pas rater cette chance.

BETTY : Je suis très heureuse que ta mère soit partie, Steven. J’espère qu’elle ne reviendra jamais.


SCENE 5
Peyton est assis, solitaire, devant son échiquier tandis que Mary fait entrer Leslie Harrington. Leslie demande à Peyton s’il a choisit un remplaçant pour Steven (il a démissionné de son poste d’avocat de Peyton dans un précédent épisode). Leslie parle ensuite du portrait de Catherine et se demande quand il sera replacé. Peyton l’informe que le portrait a été détruit. Et il est trop endommagé pour qu’il puisse être réparé. Quand le portrait a été peint, Catherine avait deux ans de plus que Rodney actuellement. Peyton montre à Leslie un autre portrait de Catherine, alors qu’elle était plus âgée.


SCENE 6
A l’audience préliminaire, Steven contre interroge le Dr Rossi. Il demande au médecin qu’elles étaient ses relations avec Ann Howard. Mike cite Steven qui avait dit qu’elle pouvait tenter de se suicider. Le juge appelle les avocats dans son bureau.

Ralph, l’huissier, fait entrer Steven et John dans le bureau du Juge Chester. Le juge fait clairement savoir à Steven qu’il désapprouve sa façon de procéder. Il rappelle à l’avocat que c’est une audience préliminaire, pas un procès pour meurtre.

Dialogues de la scène 6
Le Dr Rossi est contre interrogé par Steven Cord.

STEVEN : Dr Rossi, avez-vous eu une relation intime avec la défunte ?

MICHAEL : Oui.

STEVEN : Est-il vrai que vous aviez l’intention de vous marier ?

JOHN : Objection, Votre Honneur. Les relations du témoin avec la défunte n’ont aucun rapport avec notre affaire.

STEVEN : Mais au contraire, Votre Honneur, il y a un rapport. Il est fondé sur le préjugé, la motivation et le préjudice.

JUGE : Objection rejeté.

STEVEN : La mort d’Ann Howard vous bouleverse au plus haut point. N’est-ce pas, Dr Rossi ?

MICHAEL : Oui.

MICHAEL : Et vous êtes persuadé qu’elle a été assassiné et que son meurtre doit être puni.

MICHAEL : Bien sûr.

STEVEN : Vous avez pourtant témoigné que, peu de temps après les funérailles, vous êtes retourné dans son appartement. Est-ce exact ?

MICHAEL : Oui.

JOHN : Objection Votre Honneur. Est-ce que tout ceci est nécessaire ?

STEVEN : Si je suis autorisé à continuer, Votre Honneur, peut-être que mon collègue pourra apprécier la pertinence de mes questions.

JUGE : Très bien, Mr Cord. Mais venez-en au but.

STEVEN : Qui était avec vous ce jour-là dans l’appartement de la défunte ?

MICHAEL : Vous.

JUGE : Est-ce que le témoin pourrait parler un peu plus fort ?

MICHAEL : Vous étiez avec moi dans l’appartement d’Ann, Mr Cord.

STEVEN : Et vous êtes convaincu que Lee Webber a tué Ann Howard ? N’est-ce pas ?

MICHAEL : Oui.

STEVEN : Ce jour-là dans l’appartement, vous étiez très en colère contre moi. Pourquoi ?

MICHAEL : Parce que vous aviez dit qu’elle… vous aviez dit qu’Ann Howard s’était suicidée.

JOHN : Objection, Votre Honneur.

JUGE : Objection retenue… Mr Cord, veuillez vous rendre dans mon bureau immédiatement. Vous aussi, Mr Fowler… La Cour se retire pendant cinq minutes.

Steven et Fowler sont amenés dans le bureau du Juge.

JUGE : Dites-moi exactement ce que vous penser être en train de faire, Mr Cord.

STEVEN : Je défends mon client, Votre Honneur.

JOHN : Vous appelez ça comme ça ?

JUGE : Tout d’abord, Mr Cord, je ne vais pas vous laisser vous servir de vos témoins pour cautionner vos opinions. Deuxièmement, ceci est une audience préliminaire. Pas un procès pour meurtre. Vous et votre client n’avez rien d’autre à faire que vous asseoir et écouter. John, ici, à la charge de la preuve. Et c’est tout ce qui nous intéresse. Savoir s’il y a des preuves suffisantes contre Webber pour qu’il aille en procès pour meurtre.

JOHN : Gardez vos ruses pour le procès. Vous en aurez besoin.

STEVEN : Etes-vous en train de dire que le Juge Chester devrait ignorer certains faits de cette affaire ?

JOHN : Bien sûr que non. Mais pensez-vous vraiment pouvoir prouver qu’Ann Howard s’est suicidée ?

STEVEN : Autant que vous pouvez prouver qu’elle a été tuée.

JUGE : Avez-vous prévu d’appeler des témoins pour prouver ceci ?

STEVEN : Oui, Monsieur.

JUGE : Etes-vous conscient de ce que vous êtes en train de faire ? Vous pensez que je vais abandonner les charges qui pèsent sur Webber sur les preuves basiques que vous voulez présenter. C’est un jeu dangereux, Mr Cord.

STEVEN : Je le sais, Votre Honneur.

JUGE : Et si vous perdez, et que je décide d’envoyer Webber en procès pour meurtre, vous donnerez l’avantage à John, et il saura exactement quoi faire pour vous vaincre.

STEVEN : J’en ai conscience, Votre Honneur.

JOHN : Et vous réalisez que même si vous obtenez l’abandon des charges, je peux rouvrir l’affaire contre Webber n’importe quand ?

STEVEN : Oui, je comprends cela.

JUGE : Est-ce que votre client le comprend aussi ?

STEVEN : Oui, Monsieur.

JUGE : Très bien, Mr Cord. Je n’approuve pas, mais c’est votre droit de révéler votre défense. Votre manipulation abusive sur le témoin, toutefois, est une autre affaire.

STEVEN : Il est évident que le témoin a des doutes sur la culpabilité de Lee Webber. Et vous n’avez aucun droit d’essayer d’empêcher que je me serve de ce doute.

JOHN : Mais je ne vais pas rester assis et vous laisser ruser en présentant des théories de preuves.

JUGE : Pas plus que moi, Mr Cord.

Le Juge Chester se lève.

JUGE : Vous avez de toute évidence des idées sur comment faire abandonner les charges contre votre client. Il serait regrettable, à vrai dire, de priver Lee Webber de profiter de votre défense pour la simple raison de votre conduite indécente.

STEVEN : Je comprends, Votre Honneur.
 



DANS LE PROCHAIN EPISODE
Michael parle avec Rodney, Martin avec John.

MICHAEL : Vous n’avez donc rien appris à votre procès ?
RODNEY : Nous parlons de cette salle d’audience et du défendeur de cette affaire, d’accord ?
MICHAEL : Que voulez-vous, Rod ? Je veux dire, en dehors de la tête de Lee Webber.

MARTIN : Oui, Mme Cord est partie. Qu’espérez-vous qu’elle fasse d’autre ?
JOHN : Là n’est pas la question, Mr Peyton. Je suis intéressé parce que vous avez l’intention de faire.

 

 
 

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